Focus Formation

Photo: Chris Wawrzyniak
Photo: Marie Köhler
Photo: frieder schlaich
Photo: frieder schlaich
Photo: frieder schlaich
Photo: sibylle dahrendorf
Photo: francois ouédraogo
 

Le programme
d’éducation de l’école
primaire Operndorf

En octobre 2011 a été ouverte la première brique du projet de l’Operndorf Afrika, une école primaire avec une cantine intégrée.

En plus des salles de classe, l’école est équipée d’un studio de son, d’une salle de projection de films, de maisons d’habitations pour les professeurs et de bureaux. L’école charge maximale six classes avec au total 300 enfants. Les enseignant(e)s de l’école Operndorf sont employé(e)s dans le service public et financés par le ministère d’éducation du Burkina Faso – c’est un aspect important pour garantir la durabilité du projet.

La situation
de départ

Jusqu’à maintenant, le système général d’école primaire au Burkina Faso ne laisse peu d’espace à la créativité dans les programmes d’enseignement. Dans les écoles primaires burkinabés, on enseigne de manière classique en frontal. La quantité d’élèves par classe est au Burkina Faso en moyenne de 94 enfants, la part de filles n’est même pas à 20 pourcents. Les écoles typiques au Burkina Faso sont des bâtiments en béton avec un toit en tôle ondulée – une combinaison qui fait atteindre rapidement plus de 30 degrés à une température extérieure de 40 degrés en période de chaleur.

Les points centraux
Operndorf

Déjà pour l’architecture de l’école Operndorf, on a mis l’accent sur le fait de créer des espaces agréablement frais à l’aide d’un système d’aération passif développé spécialement. La construction du toit en toit double, typique pour la méthode de construction de l’architecte Francis Kéré, permet en plus la circulation d’air dans les salles.

L’école d’Operndorf Afrika est reconnue par l’Etat et accessible gratuitement à tous les enfants des environs. Le nombre d’élèves par classe dans l’école Operndorf ne dépasse pas les 50 enfants afin de permettre un apprentissage concentré. L’arrangement des tables et bancs aide à un travail collectif.

Un objectif de réforme du projet est d’augmenter la part de filles dans l’école. Ceci se fait par l’intégration des mères dans le déroulement structurel de la vie quotidienne de l’école, par exemple l’exploitation de la cantine, et doit être complété bientôt par des cours d’alphabétisation prévus pour les parents. Ainsi, on pourra augmenter chez la population locale la compréhension de base de l’importance de l’éducation scolaire. Au contraire de toutes les écoles primaires au Burkina Faso, l’école scolarise  depuis son ouverture en 2011 de manière conséquente 50 pourcents de filles.

«Je demande à nous tous de jeter dessus bord toutes nos idées d’art et d’investir dans la richesse d’un tel lieu. Commençons avec l’école. Elle doit
être le centre. Quel art lorsque des enfants et adolescents pouvant faire partie
d’un enseignement, nous font participer à leurs connaissances!»
Christoph Schlingensief

Le point
central artistique

Le concept scolaire poursuit un point central artistique: à côté des matières classiques, on soutient la créativité cinématographique, musicale et représentative des enfants. A cet effet, on met à disposition une salle de projection de films qui est utilisée également pour des ateliers de musique et de mouvements. Le directeur de l’école Abdoulaye Ouedraogo a effectué une formation de pédagogie théâtrale. Il a formé les professeurs qui enseignent à l’Operndorf Afrika pendant les dernières années et enseigne les 300 enfants avec une équipe de six professeurs. Les offres extrascolaires en forme d’ateliers réguliers d’artistes burkinabés, des visites d’ateliers et des coopérations fixes avec des grandes écoles cinématographiques et studios de danse complètent le programme scolaire de l’Etat. Cette offre créée aussi en coopération avec le Goethe-Institut et diverses institutions culturelles locales s’adresse en plus des enfants scolarisés également aux enfants des environs.

Le ministère d’éducation burkinabé souligne le caractère modèle de ce modèle scolaire et discute ce modèle dans le cadre d’une réforme d’éducation prévue. L’UNESCO a remarqué le modèle de l’école et prouve en deux études son succès: un pourcentage d’arrêt scolaire en-dessous de 1 pourcent et sensiblement moins d’heures d’absence que dans d’autres écoles du pays – les résultats de l’école Operndorf se situent donc clairement au-dessus de la moyenne du pays.