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Non assorti, sans sélection et sans retouche nous vous présentons ici des impressions du Burkina Faso, photographié par des enfants entre 5 et 11 ans.

Nous avons réunis plus
de photos ces photos dans
un livret de cartes postales.

 

A partir d’un don de 50 € (+2€ frais d'envoi) vous obtiendrez votre propre exemplaire. Avec votre don vous supportez directement la construction du village-opéra!

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L’architecte Francis Kéré possède déjà une grande expérience en matière de construction scolaire. À Gando, son village natal au Burkina Faso, il a construit, avec des habitants et une main-d’œuvre formée sur place, une école primaire y compris les logements du personnel enseignant. Il a construit également un collège à Dano.

Grâce á sa conception d’une double toiture avec plafond voûté et fenêtres aérantes, on parvient à climatiser les salles intérieures à 25° par une température extérieure de 40° à l’ombre, tout en maintenant une très bonne luminosité et sans recours à l’électricité ! La construction d’une telle école, qui crée des conditions adaptées à l’étude et à la réalisation par les enfants de leurs propres travaux, est déjà largement avancée.

À la prochaine rentrée, en octobre 2011, les premières scolarisations doivent avoir lieu et l’enseignement va pouvoir commencer. Auparavant, dès que sera achevée la construction de l’école (prévue printemps 2011), les locaux accueilleront des séances de travail par atelier et il sera procédé au recrutement des enseignants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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À l’école, les enfants doivent recevoir un enseignement dans les matières fondamentales. Garçons et filles doivent être scolarisés à parité et le fait que beaucoup d’élèves ne parlent pas la langue officielle, le français, mais des langues vernaculaires, doit être pris en compte dans les programmes pédagogiques contrairement à ce qui est pratiqué dans le système scolaire français en vigueur au Burkina Faso. Ainsi des cours pourront être dispensés en Moré ou dans d’autres langues vernaculaires. Cela a l’avantage de rapprocher de l’école les mères et les pères ne sachant ni lire ni écrire et ne parlant pas le français et de leur permettre de mieux comprendre ce que font leurs enfants. À long terme l’école devrait dispenser également une formation pour adultes. Après six ans de scolarité, les élèves quittent l’école primaire avec le certificat d’études primaires habituel qui leur donne accès à un établissement d’enseignement secondaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

Particulièrement dans les disciplines artistiques, les enfants doivent garder toute liberté dans leur manière d’approcher les différents arts et les différents media. Il ne s’agit pas de leur enseigner les règles d’usage et de les contraindre à certaines méthodes mais bien plutôt de tirer enseignement de leur regard neuf, de les accompagner sur les voies qu’eux-mêmes découvrent et d’en accepter l’issue.

Apprendre de l’Afrique ! Ça reste encore valable dans la façon d’approcher les appareils, les outils et tout l’équipement technique. On ne doit pas, bien sûr, priver les enfants de connaissances en ce qui concerne le fonctionnement des appareils ou de certains procédés techniques et ils peuvent recevoir un enseignement en musique, art plastique, photo ou cinéma. Mais l’accompagnement pédagogique de l’enfant dans ce domaine doit se faire dans le respect constant de son regard naïf et afin qu’il trouve ses propres mots, ses propres sons, ses propres images, aucune représentation de quelque contenu ou quelque forme que ce soit ne peut lui être imposée.

Que les enfants puissent agir librement et laisser libre cours à leur imagination est un impératif pour l’OPERNDORF AFRIKA qui se définit comme un lieu d’accès sans prévention à l’art et à la vie.